Sur les rives du lac Tahoe (by rozenn)

Summary: Adam rencontre une jeune femme orpheline alors qu’elle est accusée d’un vol. Il va l’aider à sortir de prison et à entrenir sa ferme. Les sentiments vont l’emporter, ils vont tomber amoureux. Mais Caroline Cooper, une amie d’Adam, ce révéle particulièrement jalouse.

Rating:  MA (3,240 words)

 

Sur les rives du lac Tahoe

Chapitre I

La matinée était bien avancée, quand Adam arriva en ville. Il avait quelques courses à faire pour le ranch et se dirigea vers le magasin. Il descendit de cheval et attachait Sport lorsque des éclats de voix sortirent du magasin.

« – Lâchez ceci tout de suite, nous vous avons déjà dit que nous ne voulions plus vous voir au magasin,

– Et pourquoi ? Je ne fais rien de mal,

– Vous essayez de nous voler !

– Certainement pas, qu’est-ce qui vous permet de dire ça ?

– Reposez cette robe ou j’appelle le shérif !

– Et bien appelez-le, car je ne sortirais pas de votre boutique, tant que vous ne vous serez pas excusé !

– M’excuser ! Et puis quoi encore ! Dehors ! Fichez-moi le camp !

– Lâchez-moi, lâchez-moi tout de suite ! »

Sur ces cris, Adam entra dans le magasin et trouva Tom, le propriétaire, aux prises avec une jeune femme fort énervée.

« – Que ce passe t-il Tom ?

– Cette jeune personne nous doit déjà une belle somme d’argent et en plus elle essaie de voler cette robe,

– Menteur, espèce de menteur, répondit la jeune femme

– Je ne veux rien voler, je ne fais que regarder, pauvre type !

– Ca suffit maintenant, je vais faire venir le shérif. »

Il essaya de retenir la jeune femme.

« – Attendez Tom, cela peut peut-être s’arranger autrement,

– Qui êtes-vous, un ami de ce malotru ? s’enquit la jeune demoiselle

– Je m’appelle Adam Cartwright. »

Sur ces mots, le shérif Roy Cofee entra dans le magasin.

« – Que ce passe t-il ici, on vous entend crier jusqu’au bout de la ville.

– Il se passe, que cette femme essaie de me voler.

– Sûrement pas, vieux gredin ! »

La jeune femme en profita pour donner un coup de pied dans le tibia de Tom, il la lâcha pour se frotter la jambe,

« – AÏE ! Satanée voleuse ! »

Adam attrapa la jeune femme par le bras.

« – Hep ! Restez ici, nous allons régler ce problème avec le shérif.

– Oui, suivez-moi jusqu’à mon bureau.

– C’est hors de question, lâchez-moi !

Elle essaya de se dégager de la poigne d’Adam.

« – Vous me faites mal !

– Cessez de gigoter et vous n’aurez plus mal ! »

Elle toisa Adam du regard, elle remarqua qu’il avait de beaux yeux et constata qu’il était fort bel homme, mais cela ne l’empêcha pas d’essayer de se sauver. C’est une véritable furie qu’Adam et Roy eurent bien du mal à emmener jusqu’au bureau.

« – Vous n’êtes qu’une bande de brutes, vous mettre à deux hommes contre une femme, vous devriez avoir honte !

– Cela suffit maintenant, entrez dans cette cellule, asseyez-vous et taisez-vous ! » gronda Roy

Il referma la porte de la cellule.. Elle regarda Adam avec de grands yeux noisette, ses cheveux bruns tombaient en boucles sur ses épaules.

« – Vous êtes content j’espère !

– Non, détrompez-vous, je ne suis pas content de vous voir derrière ces barreaux,

– Alors, comment vous appelez-vous ? demanda le shérif

– Maria Mc Gregor

– Mc Gregor, c’est curieux, je vous aurais plutôt cru mexicaine,

– Ma mère était mexicaine et mon père écossais.

– C’est un bien curieux mélange, conclut tout bas le shérif

– Bon, qu’allons nous faire de vous, vous devez beaucoup d’argent à Tom…Allez- vous le payer ?

– Bien sur que non, je n’ai pas d’argent,

– Que comptez vous faire ?

– Je suis venue en ville pour chercher du travail, je suis passée lui dire de patienter un peu et il s’est énervé,

– Où habitez-vous Maria ? demanda Adam

– Une petite ferme à l’ouest de la ville,

– Votre père, pourquoi ne vient-il pas lui-même régler ses dettes ?

– Je suis seule, mes parents sont décédés, ma mère il y a quelques années et mon père il y a six mois,

– Je suis désolé Maria, lui dit Adam

– J’ai essayé de faire toute seule le travail à la ferme, mais c’est trop dur, je n’y arrive pas. »

La voix de Maria se cassa légèrement, elle s’assied sur le lit de la cellule et posa ses mains sur ses genoux. Elle soupira et fixa ses mains.

« -Qu’allez-vous faire de moi shérif ? »

Maria ne savait pas si elle devait pleurer ou non, la tension commençait à disparaître, elle se sentait complètement vidée de son énergie habituelle. Elle décida de ne pas pleurer, pas devant ces deux hommes.

« – Si vous ne pouvez pas payer, je crois qu’il faudra voir cela avec le juge lorsqu’il passera en ville.

– Mais…quand passe t-il ? Il y a la ferme, les animaux et comment trouver du travail si je reste enfermé ici !

– Attendez Roy, intervint Adam, il y a peut-être une autre solution, laissez-moi aller parler à Tom,

– Comme vous voulez Adam, mais pour l’instant, elle reste ici.

– Ne vous inquiétez pas Maria, je vais essayer d’arranger ça.

Maria hocha la tête, elle fixait toujours ses mains et tentait de ravaler les larmes qu’elle sentait monter.

Adam se dirigea vers le magasin.

« -Alors M. Cartwright, vous avez réussi à enfermer cette voleuse,

-Allons, calmez-vous Tom. Combien Melle McGregor vous doit-elle ?

-Quarante dollars, pourquoi ? Vous voulez payer pour elle ?

-Exactement, je vais vous régler ses dettes et de votre côté, laissez tomber la plainte pour vol.

-Mais voyons…

-Ecoutez, je vais faire en sorte que vous n’ayez plus de souci avec elle, ok !

-Et bien, si vous en prenez la responsabilité, c’est d’accord.

-Parfait. »

Tom Edwards ne pouvait pas refuser, les Cartwright étaient de très gros clients. Adam en profita pour passer sa commande de matériel pour le ranch.

« -Très bien M. Cartwright, je vous préviendrais lorsque votre commande sera arrivée. »

Adam retourna au bureau du shérif.

« -C’est bon Roy, vous pouvez relâcher Melle McGregor,

– Adam, permettez-moi de vous demander dans quoi vous vous embarquez avec cette jeune personne. Vous ne pourrez pas toujours être là pour l’aider.

– Ne vous en faîtes pas Roy, je ne pense pas qu’elle aura d’autres soucis maintenant. »

Le shérif ouvra la cellule.

« -Allez, vous pouvez sortir, M. Cartwright a réglé vos dettes. »

Maria se fâcha,

« – Mais, je ne vous ai pas demandé de payer pour moi ! Je vous rembourserais !

– Ne vous énervez pas, nous verrons ça plus tard. Venez, vous pouvez rentrer chez vous.

– Et suivez les conseils de M. Cartwright, j’espère ne plus vous voir ici ! »

Maria suivie Adam dehors.

« -Je vous remercie, M. Cartwright,

– Avez-vous besoin de quelques choses ?

– Non, non, je crois que vous en avez assez fait pour moi aujourd’hui. Mon chariot est devant le magasin.

– Je vais vous accompagner. »

Adam prit Maria par le bras, mais avec douceur. Il ne voulait pas la brusquer après cette mésaventure. Il la regarda, elle était plutôt jolie, elle avait le teint légèrement mat, les cheveux noirs, un héritage de sa mère mexicaine. Quant à ses boucles, elles provenaient de son sang écossais. Elle portait une robe en très mauvais état, il comprenait qu’elle puisse avoir eu envie de vêtement neuf, malgré cela, il la trouvait désirable.

« -Prenez soin de vous Maria,

– Merci, dés que j’aurais trouvé du travail je vous rembourserais,

– Cela peut attendre,

– Au revoir M. Cartwright

– Au revoir Maria. »

Il l’aida à monter dans le chariot, Maria lui sourit, elle lui fit un petit signe de la tête et fit partir ses chevaux au petit trot.

Le soir, pendant le dîner, Adam parla de Maria à son père.

« – Et tu dis qu’elle vit dans une ferme à l’ouest de Virginia City,

– Oui, c’est ce qu’elle m’a dit,

– S’occuper seule d’une ferme, c’est pratiquement impossible pour un femme,

– Oui, c’est bien là le problème, elle n’a pas les moyens d’employer un ouvrier,

– Que comptes-tu faire Adam ?

– Demain je passerais chez elle et je verrais ce que je peux faire, sinon elle se retrouvera encore avec des ennuies.

– Et tu seras encore obligé d’aller la délivrer de l’affreuse cellule du shérif Roy ! se moqua Joe

– Moi, je crois que tu t’es fait avoir de quarante dollars, renchérit Hoss

– Et bien oui, je retournerais la chercher s’il le faut !

– Alors tu risque de passer beaucoup de temps chez Roy,

– Je ne pense pas que ce soit une vraie voleuse, elle est juste en difficultés,

– Ton frère a raison Joe, intervint Ben et s’il peut l’aider, je n’y vois pas d’inconvénient. »

à suivre,

Chapitre II

Le lendemain matin, Maria décida d’agir, elle ne pouvait rester sans rien faire, à attendre que la ferme soit vendue aux enchères pour régler ses dettes. Ce Cartwright en payant les quarante dollars à M. Edwards, n’avait fait que remettre à plus tard son problème d’argent, celui-ci réapparaîtrait bientôt, car elle n’avait pratiquement plus rien à manger et il faudrait bien qu’elle retourne au magasin acheter quelques provisions.

Maria se dirigea vers l’écurie pour atteler le cheval à la charrue. Elle avait l’intention de labourer une petite parcelle de champ, juste assez pour planter des pommes de terre, c’est tout ce qu’elle pouvait faire. Elle aurait au moins cela à manger, si elle arrivait à avoir une récolte. Ce qu’elle espérait. Elle gardait le peu de maïs qui restait pour les poules.

Maria sorite le cheval et se dirigea d’un pas décidé vers le champ, il était encore très tôt, mais elle voulait éviter la grosse chaleur de l’après-midi. Elle retroussa sa jupe et son jupon qu’elle accrocha à sa ceinture, elle était pieds nus. Maria ne mettait ses bottines que lorsqu’elle allait en ville, elle n’en possédait qu’une seule paire qui avait déjà bien vécu. Elle ne pouvait se permettre de finir de les abîmer, elle n’avait pas les moyens d’en acheter d’autres. Maria passait donc les trois-quarts de son temps les pieds nus. Elle s’y était habituée et cela ne la gênait pas, elle aimait marcher dans l’herbe fraîche le matin. Ses pieds et ses jambes étaient hâlés à cause du soleil, mais elle prenait soin de protéger son visage avec un chapeau de paille qu’elle avait confectionné . Maria commença à labourer, les premiers sillons furent assez difficiles à faire. Elle avait du mal à conduire son cheval droit, heureusement son père avait déjà travaillé dans ce petit champ plusieurs fois, il n’y avait donc pas trop de pierres. Elle essayait d’enjamber les mottes de terre, parfois elle poussait de petits cris lorsque ses pieds rencontraient des cailloux pointus. Il commençait à faire chaud, Maria avait mal aux bras, elle trébuchait souvent, elle s’arrêta pour boire un peu d’eau à la gourde qu’elle avait accroché à la charrue. Elle regarda son travail et fut dépitée, cinq sillons, c’est tout ce qu’elle avait réussi à faire. Elle se laissa envahir par le découragement puis se ressaisit, il fallait continuer, c’était sa survie et celle de la ferme qui en dépendait. Maria reprit son laborieux travail, mais au bout de quelques pas, elle trébucha sur une grosse motte et tomba en avant le nez dans la terre. Une de ses mains resta accrochée aux rênes, le cheval continua à avancer tranquillement, il la traîna sur le sillon formé par la charrue. Maria essaya d’attraper les rênes avec son autre main, sans réussir, elle tentait de se relever lorsqu’elle entendit un cheval arriver au galop.

« – Holà, doucement ! »

Le cavalier attrapa le cheval par la bride et le fit stopper. Maria leva la tête.

Oh, mon Dieu ! Se dit-elle, non pas lui, ce n’est pas vrai, encore ce type, ce Cartwright ! Maria reposa sa tête sur la terre. Ce n’est pas possible, pas maintenant !

« -Maria, tout va bien ? »

Adam descendit de cheval et s’agenouilla prés d’elle, il libéra sa main des rênes et l’aida à s’asseoir. Il lui tendit la gourde d’eau et la fit boire.

-« Es-ce que vous êtes blessé ?

– Je ne sais pas, je ne crois pas. »

Maria regarda ses jambes, elles étaient sales, poussiéreuses, ses pieds étaient pleins de terre, un de ses genoux était écorché et ses mains étaient pleines d’ampoules, une vraie catastrophe !

« -Vous saignez, il faut laver la plaie. »

Il l’aida à se lever, mais Maria poussa un petit cri en posant son pied par terre.

« -Je me suis tordue la cheville,

-Ne bougez pas Maria. »

Sur ces mots Adam la souleva dans ses bras et la porta jusqu’à la ferme. Maria le laissa faire, elle passa son bras derrière le cou d’Adam. Elle le regarda discrètement. Ses bras musclés l’avait soulevé comme une plume et elle se surprit à apprécier le contact de ses mains sur elle.

Adam la déposa sur les marches du porche, prés du puits. Il tira un seau d’eau qu’il posa prés d’elle.

« -Avez-vous des linges propres, il faut laver ce genou et peut-être bander cette cheville

– Vous en trouverez dans la cuisine. »

Pendant qu’Adam se rendait à l’intérieur, Maria approcha le seau d’eau, elle se lava les mains et le visage. Mon dieu, se dit-elle, dans quel état je suis. Je dois ressembler à un épouvantail. Elle essaya d’arranger ses cheveux, épousseta de la main son chemisier et secoua sa jupe, sans grand résultat, ceux-ci ne ressemblaient plus à grand chose.

Pourquoi avait-il fallu qu’il vienne ici ce matin ?

Maria savait qu’elle était dans un bien triste état, elle prit le seau et lava ses jambes et ses pieds. Sa cheville lui faisait un peu mal, mais son genou ne saignait plus, c’était déjà ça.

Adam ressortit avec des linges et finit de nettoyer l’écorchure du genou et il vérifia l’aspect de sa cheville.

« – Je ne pense pas que cela soit très grave, mais je vais la bander, cela ira mieux après,

– Qu’êtes vous êtes venu faire ici ?

– Je suis venu vous proposer mon aide, je crois que vous en avez besoin.

– Vous pensez que je ne suis pas capable de m’en sortir toute seule ? »

Adam essaya de ménager la susceptibilité de Maria.

« – Je pense que vous êtes courageuse, mais un peu d’aide ne sera pas superflu. Maintenant, venez, entrons à l’intérieur. »

Adam aida Maria à se lever, ils entrèrent dans la maison. Celle-ci n’était composée que de deux pièces. La pièce principale faisait office de cuisine et de salle à manger, avec une table, quatre chaises et quelques étagères au mur. Dans un coin de la salle, il y avait un lit recouvert d’une couverture en patchwork aux couleurs vives. La seconde pièce était une petite chambre avec un grand lit et une armoire, Adam pensa que c’était la chambre des parents de Maria. Si la maison était pauvrement meublée, tout était propre, un gros bouquet de fleurs des champs, posé sur la table, égayait la pièce.

Adam fit asseoir Maria sur le lit.

« – Vous devriez vous reposer, il ne faut pas forcer sur votre cheville,

– Mais, j’ai du travail, je… »

Adam lui coupa la parole.

« – Vous n’arriverez à rien avec cette cheville, alors écoutez-moi et repos ! »

Devant le ton un peu sec d’Adam, Maria n’osa répliquer.

« -Je vais vous faire un peu de café, où le rangez-vous ?

– Sur l’étagère du haut, mais je vous assure que …

– Ne recommencez pas Maria,

– Mais enfin, Adam, je suis chez moi et je ferai ce que j’ai envie ! »

Adam remarqua qu’elle venait de l’appeler par son prénom. Maria voulue se lever.

« – Maria, vous êtes une vraie gamine !

Adam la força à se rasseoir.

« -A quoi cela vous sert-il de faire la têtue, vous allez rester tranquille, laissez le temps à votre pied d’aller mieux !

-Pourquoi faîtes vous ça ? Pourquoi est-ce que vous m’aidez ? Vous ne me connaissez même pas !

– Non c’est vrai, mais nous allons apprendre à nous connaître. Qu’en pensez-vous ?

– Vous êtes un drôle de type ! »

Maria lui sourit et resta assise sur le lit. Adam finit de faire le café. Il en tendit une tasse à Maria.

« – Vous faîtes du bon café,

– Je vais finir cette parcelle, ensuite je vous ferais un déjeuner.

– Mais, ce n’est pas possible,

– Et pourquoi ? »

Maria hésita,

« -Je n’ai que quelques œufs, rien d’autre,

– Je vois, ne vous inquiétez pas ça ira. Vous ne bougez pas de ce lit, compris ? »

Maria acquiesça de la tête. Adam ôta sa veste et retroussa ses manches de chemise. Il lui fallu toute la fin de la matinée pour terminer de labourer cette petite parcelle. Il regarda le travail effectué et se dit que cela ne serait certainement pas suffisant pour subvenir aux besoins de Maria . Adam rentra le cheval à l’écurie, il se lava au puits et se dirigea vers la maison. Comme il s’y attendait, Maria n’était pas restée tranquille. Pendant son absence, elle avait changé de vêtement et mis une robe propre. Elle avait tenté de se coiffer, mais déjà ses boucles s’échappaient de son chignon.

Maria avait disposé le couvert. Pas de porcelaine, juste des assiettes et des tasses en métal, mais elle avait recouvert la table d’une nappe à carreaux.

Maintenant, elle était sagement assise sur le lit. Elle sourit à Adam qui s’était arrêté sur le pas de la porte.

« – Avez-vous fini ? » demanda t-elle.

Adam la regarda en fronçant les sourcils, il avait croisé les bras.

« -J’ai fini et vous, avez-vous fini de désobéir ?

– Je ne suis pas à vos ordres Adam Cartwright et puisque je n’ai pas le droit de bouger, les œufs sont dans le panier à côté de la cuisinière. »

Adam prit les œufs. Il trouva une poêle et un bol, il y cassa les œufs.

« – C’est très agréable de voir un homme cuisiner,

– Je vais vous faire une omelette digne de ce nom, avez-vous du lait ?

– Il doit en rester dans le pichet sur l’étagère, à gauche. »

Adam rajouta du lait et il fouetta énergiquement les œufs. Maria ne perdait pas une miette des gestes qu’il faisait. Adam versa le tout dans la poêle. Une agréable odeur se répandit dans la pièce.

« – Voilà, c’est prêt ! »

Ils mangèrent en silence. De temps en temps, Maria levait les yeux sur Adam, mais dés qu’elle rencontrait son regard, elle les rebaissait rapidement. Adam brisa le silence.

« -Il faut que je revienne pour d’autres travaux. Un peu de maïs et de blé serait nécessaire.

– Ce n’est pas la peine de vous donner tout ce mal. Dés que je pourrais, je retournerai à Virginia City pour chercher du travail.

– Mais vous allez avoir besoin de ces grains.

– Je sais , mais c’est tellement de travail. Peut-être voudrait-il mieux que je vende la ferme.

– Attendez Maria, demain je reviendrai avec de l’aide et nous n’en aurons pas pour longtemps, nous pourrons même réparer vos barrières.

– C’est très gentil, mais je ne peux pas vous payer et je ne sais pas comment vous remercier.

– Maria, pour me remercier, commencez donc par défaire ce ridicule chignon qui menace de s’écrouler à tout moment. »

Maria regarda Adam en levant les sourcils. Elle se dépêcha d’enlever les épingles de ses cheveux, qui retombèrent sur ses épaules. Adam lui sourit.

« – Voilà qui est mieux. Je vais aller faire un tour pour voir tout ce qu’il faut réparer et je reviendrai demain avec du matériel. En attendant, essayait de ne pas trop marcher. »

Maria le regarda partir, elle se dit que c’était vraiment un drôle de type , mais très séduisant. Elle se surprit à espérer qu’il revienne rapidement.

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Author: rozenn

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